3 décollages et 3 atterrissages plus tard …

3 décollages et 3 atterrissages plus tard nous voici arrivées à Buenos Aires en Argentine ! Eh oui, pour aller de Manizales à Buenos Aires, nous avons du faire le trajet suivant : Manizales – Bogota, Bogota – Lima, Lima – Buenos Aires ! Candice, qui raffole des décollages, a adoré… 😉

Nous avons été accueillies dimanche par Alex, un ami de Laure, qui nous a permis de nous reposer, de poser nos affaires et surtout de faire des recherches d’appartement. MERCI ALEEEEX ! Grâce à notre efficacité hors norme, nous avons trouvé un appartement dès le lundi 😉 Nous vivons donc dans un « Piso compartido », une maison habitée par 20 personnes, divisée en 4 appartements communiquants ! Nos colocs viennent d’un peu partout : Chili, Equateur, Colombie, Brésil, Argentine, Allemagne, France. L’appart est situé dans Almagro, entre Palermo, le quartier préféré des jeun’s, et notre lieu de travail, situé dans la banlieue sud de Buenos Aires.

Nous avons donc commencé notre deuxième mission, auprès d’ASHOKA, le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux au monde, présent sur tous les continents (sauf Océanie). Nos bureaux se trouvent dans une ancienne usine, réhabilitée en espace de co-working par Njambre. Nous travaillons donc dans le même espace que 3 autres entreprises sociales : Impact Economy, Socialab, Sistema B. Nous nous consacrons toutes les 3 aux mêmes missions et mettons donc en pratique notre complémentarité ! Quelles sont ces missions ?

  1. Rencontrer l’ensemble des « Nouvelles économies » d’Argentine afin d’obtenir des informations complémentaires sur chaque organisme que nous allons ensuite réunir sur un fichier commun afin de le partager avec ce réseau. Le but de ce projet est de créer des synergies entre les « Nouvelles économies » et promouvoir cette nouvelle forme de dynamisme, qui se développe depuis peu en Argentine. Que sont les « Nouvelles économies » ? C’est l’ensemble des organismes (ONGs, associations, entreprises) dont le but est de résoudre un problème social qui peut concerner les citoyens, l’environnement, la santé, l’éducation, bref tout type de problème social.
  2. Rechercher et rencontrer des Negocios Inclusivos afin de rédiger des cas (ou plutôt leur histoire, comment ils en sont arrivés là), selon la méthode ASHOKA et les partager avec les universités, les entreprises, les fellows d’ASHOKA (les fellows sont les entrepreneurs qu’ASHOKA aide à se développer via des sessions de conseil, de la visibilité, des aides financières…) dans le but également de promouvoir ces nouvelles formes de business.

Les Negocios Inclusivos sont des iniciatives d’entreprises qui, en plus de la recherche de bénéfices, créent une valeur social et économique en intégrant des personnes en situation d’exclusion dans leurs activités de production. Les Negocios Inclusivos sur lesquels nous devons nous concentrer sont les entreprises qui intègrent dans leur chaîne de valeur un entrepreneur social afin d’être plus compétitifs, ou d’ajouter une raison d’exister à leur model économique. Prenons l’exemple d’Unilever. Unilever a pour fournisseur de sacs plastiques RedActivos qui emploie des personnes handicapées. Ainsi, Unilever a mis en place un Negocio Inclusivo puisqu’il intègre dans sa chaîne de valeur une entreprise sociale.

  1. Nous faisons également du consulting auprès d’ASHOKA, de 3 façons différentes :
    1. Nous avons développé un Management System qui leur permet de suivre l’ensemble des projets en cours en un coup d’œil. Cela leur permet d’être plus efficace et d’avoir une plus grande transparence.
    2. Nous apportons nos idées sur un projet qui est encore confidentiel (nous ne vous en dirons donc pas plus : motus et bouche cousue !).
    3. Nous allons rencontrer quelques Fellows afin d’évaluer leurs besoins et marge potentielle d’amélioration, pour ensuite leur proposer des solutions ou des perspectives de stratégies possibles

Bref, nous avons du pain sur la planche !

En termes de vie sociale (oui nous en avons une !), nous avons rencontré une bonne bande d’argentins et redécouvrons la vie citadine. Musées, shopping, soirées et concerts, visites, bus, métro. Mais ce n’est pas tout ! Nous redécouvrons également la « bonne bouffe ». Délice des papilles assuré : au menu, cure de viande rouge, vin et de temps en temps … fromage.

Le fameux steak argentin !

Le fameux steak argentin !

Bien plus proche culturellement de l’Europe, et donc moins dépaysant, Buenos Aires n’en est pas moins incroyable. La musique est omniprésente, mais il ne s’agit du combo latino que nous côtoyons en Colombie (Salsa – Bachata – Raggaeton etc). 3 styles ressortent : le tango, le rock national et l’electro. Le tango est né dans les bordels de La Boca, quartier populaire de Buenos Aires. Des lieux intemporels comme La Catedral del Tango nous permettent de nous laisser bercer par les airs de Carlos Gardel, et d’apprendre cette danse qui diffère par son maintien et sa sensualité débordante (NDLR : nous en sommes encore à nos balbutiements, donc pour la sensualité, il faudra repasser !). Bien plus répandu, l’électro a la part belle de nuit comme de jour, du commercial à la minimale grundge. Un seul point commun pour rythmer nos soirées : le Fernet, alcool national venant d’Italie, qui est très affectionné ici.

Couple dansant le Tango

Couple dansant le Tango

La Boca

La Boca

Ce qui nous a surpris en Argentine ? Le manque de confiance des Argentins envers leur économie, notamment en leur monnaie. Il y a donc 2 taux de change pour le dollar : le taux officiel (environ $AR 7) et le taux non officiel (environ $AR 11), soit un gain de 400 pesos argentins pour 100 dollars changés, c’est-à-dire un gain de 40 dollars environ. Le dollar est très demandé, d’où le développement de cette économie « non officielle ». Les Argentins préfèrent retirer des dollars afin de conserver leur pouvoir d’achat et ne pas risquer de perdre leur « fortune » en cas de perte de valeur du pesos argentin. La cerise sur le gâteau ? Une partie du gouvernement est payée en dollars… Par ailleurs, l’inflation est impressionnante, environ 15% par an. La technique pour obtenir des dollars est d’aller en Uruguay. C’est ce que nous avons fait ce week-end !

Nous sommes allées à Colonia de Sacramento qui n’est qu’à 1h15 de bateau de Buenos Aires. Rien de mieux qu’une petite bouffée d’air frais dans une ville à l’aspect colonialiste (de style portugais). Peu de voitures et des plages de sable fin bordées par le Rio. Le bras d’eau qui se trouve entre Buenos Aires et l’Uruguay est un estuaire, nous nous sommes donc baignées dans une eau marron mais presque douce ! Nous n’y sommes restées qu’une journée faute de bonne météo le dimanche. La petite déception de la journée : nous n’avons pas trouvé la quantité de dollars que nous espérions retirer, les 11 banques de la ville étaient à secs, épuisées par les touristes et Argentins qui nous ont précédées.

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Colonia de Sacramento

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Nous avons même eu le droit à un superbe coucher de soleil !

Nous avons même eu le droit à un superbe coucher de soleil !

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons une bonne fin de semaine !

Laure, Candice et Miren

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