À la découverte de la forêt amazonienne et de ses richesses !

Comme nous vous l’avions mentionné dans notre précédent article, nous sommes bien toutes les 3 arrivées dans le Nord du Pérou ou plutôt dans la « selva péruvienne », autrement dit la forêt amazonienne ! Après quelques petites turistas, des hurlements face à des cafards plus gros qu’un pouce, la découverte des mototaxis (principal moyen de transport à Juanjui dont vous pourrez voir une photo ci-dessous), quelques séances de déambulation dans des rues en terre battue, la révélation que nous n’aurons jamais d’eau chaude, et encore, nous avons presque l’eau courante, nous sommes chanceuses, nous nous sommes très bien habituées à ce nouveau rythme de vie, cette ville et ses environs, remplis de charme et très dépaysants !

Les fameux mototaxis

Nous avons été envoyées à Juanjui par l’intermédiaire de Pur Projet, une entreprise française, pour appuyer la FUNDAVI (Fundación Amazonia Viva). Pur Projet est un collectif qui accompagne les entreprises dans l’intégration de la problématique du climat principalement via la régénération et la préservation d’écosystèmes (agroforesterie, reforestation et conservation forestière). Dans la région nord du Pérou, la FUNDAVI est l’un de ses relais sur place. Encouragée par le gouvernement péruvien, la fondation a développé le projet REDD+ dont un des objectifs est de proposer aux producteurs des revenus complémentaires à la culture du cacao. C’est sur ce genre de projet que nous travaillons en ce moment : Laure travaille sur le thème des Choco Productos, Candice sur le miel, et Miren sur les plantes médicinales.

Les 3 projets n’en sont pas au même point d’avancement.

  1. Les Choco Productos

La production de Choco Productos, mélanges de farine de cacao et de farine de céréales, développés par des comités d’entrepreneurs (en majorité des femmes), est le plus avancé au sein des projets « REDD+ » puisqu’il a été mis en place mi-2012. L’objectif de Laure est d’améliorer le processus productif, bien que déjà bien établi, ainsi que le volume de ventes et de préciser leur positionnement marketing.

Le long du Rio Huayabamba, il existe 4 types de Choco Productos :

  • Le Choco Arroz, produit par Huicungo, un mélange de cacao et de riz
  • Le Choco Maiz, produit par Pucallpillo, un mélange de cacao et de mais
  • Le Choco Trigo, produit par Santa Rosa, un mélange de cacao et de blé
  • Le Choco Platano, produit par Dos de Mayo, un mélange de cacao et de banane plantain

Laure s’est rendue pendant 2 semaines dans ces 4 communautés, afin de découvrir l’environnement dans lequel ils sont produits, la chaîne de production, calculer les coûts de production et organiser la venue de ces entrepreneurs sur le Salon du Chocolat et du Cacao qui s’est déroulé à Juanjui fin juin.

Aujourd’hui, les chocoproductos sont produits de façon artisanale et en faible quantité. Comme vous pourrez le voir ci-dessous, les entrepreneurs récoltent le cacao, le dépulpent, le font fermenter puis sécher, toastent le grain de cacao sec, retirent la coquille du grain et enfin le moulent pour en sortir de la pâte de cacao. Une fois la pâte produite, chaque comité la mélange avec la farine de céréale qui est propre à son produit (blé, mais, banane plantain ou encore riz). Le mélange est alors moulu à nouveau au avant d’être soigneusement pesé puis emballé et envoyé aux clients par  voie fluviale.

Production de Choco Producto

Production de Choco Producto

Certains comités d’entrepreneurs ont investi dans une machine pour moudre le cacao ou encore la farine de banane plantain. Mais malgré une certaine homogénéité dans leur technique de production, chaque comité produit, à sa façon, une quantité qui lui est propre en fonction des commandes de chacun. Afin de pouvoir répondre à une plus grande demande ou démarcher des clients plus importants, Laure est en train de mettre en place une stratégie de production homogénéisée à travers l’utilisation de machines semi-industrielles obtenues par le comité d’entrepreneurs de Huincungo et via l’intermédiaire de la municipalité.

Cette session terrain au sein des communautés lui a également permis de se rendre compte qu’un des comités avait arrêté sa production depuis 1 an, un challenge de plus à résoudre : les relancer et les remotiver et c’est  presque chose faite ! Mais cela lui a également permis de découvrir la technique de récolte du cacao (la très grande majorité des habitants en sont producteurs), de rencontrer des gens formidables, le tout au sein de paysages grandioses.

En bref, elle est séduite par sa mission ainsi que par cette région et ne manquera pas d’y revenir !

Laure et le Comité d'entrepreneurs de Pucallpillo

Laure et le Comité d’entrepreneurs de Pucallpillo

  1. Le miel

Mais le projet REDD+, ce ne sont pas seulement les chocoproductos ! Comme nous vous l’avons expliqué en introduction, l’apiculture est l’une des sources de revenus complémentaires que la FUNDAVI propose aux producteurs de l’Alto Huayabamba. Depuis juin 2013, ceux qui le souhaitent reçoivent  entre 4 et 7 ruches de la part de la fondation. Mais attention, ceci n’est pas un simple don : chacun d’eux s’engage à rembourser sur plusieurs années, le coût des ruches reçues. Le montant du remboursement est déterminé en fonction de la quantité de miel qu’ils produisent chaque année.

Mais pourquoi l’apiculture ?  En accompagnant Dean (l’ingénieur spécialisé) sur le terrain, Candice en a beaucoup appris sur ce produit aux mille facettes ! Fabriqué par les abeilles qui butinent le nectar des fleurs, le miel est un aliment 100% naturel utilisé par l’Homme depuis l’Antiquité. Son usage est multiple : alimentaire bien sûr, mais aussi riche en vertus thérapeutiques, le miel est exploité dans les industries cosmétiques et chimiques. Les débouchés sont donc multiples pour nos apprentis apiculteurs, sans compter les autres produits tels que la cire, la gelée royale, le pollen ou encore la propolis. Un autre avantage de cette activité est qu’elle requiert très peu de travail de la part de l’agriculteur: la majeure partie est réalisée par les abeilles, de manière totalement gratuite ! Que des avantages donc, comment passer à côté d’une telle opportunité offerte par la nature ?

Production du miel

Production du miel

Au moment où l’on écrit ces lignes, le miel est produit dans 6 communautés : Mojarras, Pizarro, Santa Rosa et Marisol pour la région de l’Alto Huayabamba. Ajoutons les villages d’Añazco et de Canaán dans la zone Nord-Orientale du département, très difficilement accessibles : il faut 3 à 4 jours de marche à travers la jungle pour les atteindre, ce qui explique pourquoi notre aventurière équitable n’a pas pu s’y rendre, faute de temps ! Mais avant la fin de l’année, ce sont 12 producteurs supplémentaires de l’Alto Huayabamba qui recevront 5 ruches chacun. L’activité est donc en pleine expansion !

Apres avoir observé tout le processus productif du miel sur le terrain, avoir échangé avec les apiculteurs et écouté attentivement les paroles d’or de Dean, Candice avait récolté toutes les informations nécessaires pour la réalisation de sa mission : l’élaboration d’un Business Plan pour la filière du miel organique. Cela inclut un plan marketing, un plan de production et un plan des coûts. C’est donc un énorme travail qu’elle réalise en ce moment même à Juanjui.

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Candice l’apicultrice !

A la suite de son propre travail sur le terrain, Candice est restée 10 jours supplémentaires dans la communauté de Pucallpillo pour venir en aide à Miren sur l’inventaire mené par cette dernière.

La suite dans le prochain paragraphe !

  1. Le Sangre de Grado

Le Sangre de Grado est un arbre dont la sève rouge est précieuse : les péruviens, tout comme le secteur des cosmétiques à l’international, l’utilisent pour ses propriétés cicatrisantes puissantes. Il peut aussi être administré afin de guérir les ulcères ou encore diminuer des diarrhées aigües expérimentées par les porteurs du VIH. Par ailleurs, son bois se trouve être un excellent isolant sonore.

Cette ressource, jusqu’alors inexploitée par les producteurs de l’Alto Huyabamba, est une source potentielle de revenus complémentaires au cacao, au même titre que le miel. Pour cette raison, la communauté de Pucallpillo a été choisie comme projet-pilote : il servira ensuite de modèle duplicable aux autres communautés pour la création d’une exploitation durable de Sangre de Grado.

Les 2 semaines passées sur le terrain ont permis de faire l’inventaire du potentiel de Sangre de Grado d’une vingtaine d’agriculteurs : grâce au soutien de 3 équipes et de Candice, plus de 900 plantes ont été identifiées, mesurées, photographiées, presque disséquées sur près de 60 hectares parcourus ! Ce fut également l’occasion d’expérimenter diverses méthodes de récolte. Le rendement de ce latex est très capricieux : il dépend de la saison des pluies, du diamètre du tronc, du moment de la journée, mais aussi du cycle lunaire. Il faut donc veiller à choisir la méthode la plus optimale possible en termes de rendements, sans pour autant faire de concession sur le respect de l’environnement.

Réunion de travail avec les équipes de l’inventaire

Réunion de travail avec les équipes de l’inventaire

Récolte matinale de Sangre de Grado

Récolte matinale de Sangre de Grado

De retour dans les locaux de la FUNDAVI à Juanjui, Miren s’est attelée au traitement de ces données : elle les a utilisées comme base d’une projection de production allant jusqu’à 2022. Le diamètre de cet arbre croît de 3,5 cm par an, c’est donc un travail sur le long terme ! Ce plan est accompagné de la rédaction d’un livret référence sur le thème du Sangre de Grado, ses caractéristiques scientifiques, sa chaîne de valeur, les techniques de récolte, ainsi que d’une méthodologie du pilotage d’inventaire.

Il est maintenant temps de vous faire rêver avec quelques photos de cet endroit paradisiaque !

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Descente du Rio Huayabamba en bateau

Plusieurs variété de cacao, très présentes dans la région

Plusieurs variété de cacao, très présentes dans la région

Un centre de séchage des grains de cacao

Un centre de séchage des grains de cacao

Même les toilettes sont remplis de charme !

Même les toilettes sont remplis de charme !

Une cuisine dans la communauté de Santa Rosa

Une cuisine dans la communauté de Santa Rosa

Douche dans le Rio Huayabamba

Douche dans le Rio Huayabamba

A bientôt pour le récit de nos derniers jours en Amérique Latine 😦

Laure, Candice et Miren

 

 

Récit d’un road trip latino !

Un peu plus d’un mois que nous ne vous avons pas écrit… Mais c’est pour la bonne cause ! Pendant ce mois d’absence, nous sommes parties à la découverte de 3 pays différents afin de vous offrir un article chargé en paysages, découvertes, rencontres, informations…

Au programme : nord de l’Argentine, Bolivie et sud du Pérou

 

Argentine

Région de Salta (23-27 avril)

Nous sommes parties le 22 avril de Buenos Aires, en direction du nord de l’Argentine. Après 23h de bus, nous sommes arrivées à Salta. De là nous sommes parties pour un tour de 4 jours en voiture. Nous avons commencé par la boucle sud pour atteindre Cafayate en passant par la Ruta 33 puis par la Ruta 40. Nous y avons découvert nos premières montagnes rouges, jaunes, orange, violettes, grises, vertes, roses… qui deviendront ensuite notre quotidien ! Cette région ressemble énormément à l’Ouest américain avec un peu plus de verdure et d’animaux, dont les fameux lamas qui ont pour la première fois (mais pas la dernière !) régalé l’objectif de nos appareils photos ! Profitant de la traversée de nombreux villages très pittoresques, nous avons visité quelques fabriques d’artisanat avant de passer la nuit à Angastaco (où l’un des restaurants du village a ouvert spécialement à notre demande !).

Montagne aux 7 couleurs

Sud de Salta

Montagne aux 7 couleurs

Montagne aux 7 couleurs

A Cafayate, nous avons pu visiter le vignoble La Bodega Domingos Hermanos . Visite intéressante mais malgré la réputation du vin argentin, nous n’avons pas vraiment été séduits. Nous sommes ensuite remontés jusqu’à Salta via la route 68 ; ponctué de  beaucoup d’arrêts, ce trajet a été l’occasion d’admirer  les montagnes,  certaines ayant des formes bien atypiques (celle d’un crapaud par exemple). La route est agréable, bien plus que celles que nous avons emprunté par la suite entre Jujuy et Tilcara : sinueuses et flirtant avec le précipice, vertige et sensations fortes étaient au rendez-vous !

C’est au  nord de Salta que nous avons contemplé  la montagne aux  7 couleurs. On y retrouve toutes les couleurs précédemment évoquées réunies en un seul site. Un véritable bijou de géologie !  Cette partie nord est plus touristique et les villages moins authentiques.  Nous avons tout de même pu y visiter des ruines précolombiennes très bien restaurées, qui offrent un point de vue panoramique superbe.

Pour terminer cet itinéraire en beauté, nous avons crevé notre pneu ! Heureusement que Stephen (un de nos colocs de Buenos Aires)  était là 😉

Que c'est dure !

Que c’est dur !

La crevaison ne nous a même pas étonnés ; il faut dire que nous avons parcouru 1050 km en 4 jours, dont une grande partie sur piste.

 

Bolivie

Sud Lipez et Salar d’Uyuni (28 avril – 2 mai)

Après avoir traversé la frontière à pied, à 3600m d’altitude (et ça se sent : le souffle manque), nous avons pris un minibus pour rejoindre Tupiza. Entourées de boliviens, nous avons expérimenté pour la première fois les routes boliviennes… et leurs conséquences ! Nous avons profité d’être à Tupiza  pour nous équiper contre le froid et y avons découvert la laine d’alpaga (cousin du lama, plus doux). Bien que lui ayant fait son chiffre d’affaire pour la journée, le vendeur était aimable comme une porte de prison… trait assez caractéristique des commerçants boliviens !

Vous l’aurez donc compris, notre tour dans le Sud Lipez et Salar d’Uyuni  a débuté  à Tupiza, et s’est terminé à Uyuni. Nous sommes parties 4 jours, dans un 4×4, accompagnées d’un couple germano-suisse et de notre chauffeur César. Nous partagions nos  repas avec un autre 4×4 composé de 2 couples, l’un français et l’autre américano-brésilien. Une bonne bande ! Durant ce premier jour, nous avons découvert l’altiplano bolivien,  encadré de montagnes et peuplé de lamas et de vigognes (nous en recroiserons à plusieurs reprises lors de notre voyage), ainsi que des ruines précolombiennes à 4950 m d’altitude. Les vigognes sont de la même famille que les lamas mais sont sauvages, contrairement aux lamas qui sont domestiqués.

César ne s’est jamais arrêté de mâchouiller sa boule de coca, nichée dans le coin de sa joue droite et déformant quelque peu son visage.  La coca est une plante ancestrale consommée  par les Boliviens et les Péruviens pour lutter contre l’altitude, la fatigue et la faim ; c’est aussi la plante qui est à la base de la cocaïne. Lorsqu’elle est mâchée, elle dégage une odeur à laquelle nous n’avons pas réussi à nous habituer. Discret mais agréable, notre chauffeur  écoute en boucle (et nous aussi par la même occasion !) des morceaux de cumbia des années 80, pour le plus grand bonheur de Miren et Candice !

Nous avons passé la première nuit dans un refuge où il a fait environ +5°C toute  la nuit. Autant vous dire que nous ne nous sommes pas éternisées autour de la table et que chacun s’est rué vers son sac de couchage et ses 30 couches de vêtements ! Ah et évidemment, il n’y avait pas de douche ! Ou alors froide… mais avec une température extérieure qui atteignait les -20 °C elle n’a pas eu grand succès.

Le lendemain, nous avons vu énormément de choses :

–          le désert de Salvador Dali, composé de roches taillées par le vent au milieu du désert

–          des montagnes telles que l’on doit en trouver sur Mars : les couleurs rouge, orange, jaune, violet… se mixaient cette fois-ci les unes aux autres pour former un ensemble extraordinaire

–          plusieurs lagunes :

o   l’une rendue blanche par des  éléments mi–minéraux, mi-algues

o   la fameuse Laguna Verde,  composée de plomb, souffre, arsénique, calcium  comparable à un émeraude dans ce désert aride ; le vent accentue sa couleur

o   et enfin la Laguna Colorada, rendue rose par le plancton qui y vit ; peuplée de flamants roses, nous sommes restées sans voix devant un tel spectacle

–          des eaux thermales dans lesquelles nous nous sommes baignées ; idéales pour se réchauffer !

–          des geysers de souffre dont l’odeur d’œuf pourri et le bruit des vapeurs qui s’en dégagent nous donnent à nouveau l’impression d’avoir atterri sur une autre planète !

Nous avons cette fois-ci passé la nuit dans une chambre où la température avoisinait le 0°C !

Laguna verde

Laguna verde

Laguna colorada

Laguna colorada

Et ce n’est pas fini ! Lors du troisième jour, nous avons vu d’autres lagunes, plus classiques puisqu’elles étaient bleues, le fameux arbre de pierre qui est en fait un rocher à qui l’érosion a donné une forme caractéristique, un volcan semi actif mi-chilien, mi-bolivien ainsi que des plantations de quinoa qui créent de superbes carrés rouges.

Aux portes du Salar d’Uyuni, nous avons dormi dans un hôtel entièrement fait de sel, et devinez….il y avait une douche chauuude (après 3 jours sans eau courante, ce n’était vraiment pas du luxe ;)). Ceci nous a permis d’arriver très tôt dans le désert de sel le lendemain pour y voir le lever du soleil, un moment privilégié, d’une beauté à couper le souffle. De l’infini s’est levé le soleil ; le ciel est passé du rose au jaune puis à l’orange. Le Salar d’Uyuni, avec sa superficie de 12 500km2, forme le plus grand désert de sel au monde et est situé à 3650m d’altitude. Nous avons ensuite pris notre petit déjeuner sur l’île de pescado qui surgit au milieu de cette interminable étendue blanche et nous a offert une vue imprenable pendant que les guides jouaient au foot ! La perspective  offerte par le Salar nous a permis de nous amuser à prendre des  photos trompe-l’oeil, voici notre préférée !

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Et puisque toute bonne chose a une fin, nous avons terminé ce  périple  par la visite d’un cimetière de trains (amusant de savoir qu’ils nous attendent depuis si longtemps ;)).

Conclusion : un vrai safari paysages, animaux et photos, rempli de diversité !

 

Potosi, Sucre, La Paz (5-8 mai)

Nous sommes arrivées à Potosi dans un minivan d’un autre âge, serrées comme des sardines avec 5 autres personnes. Petite sensation d’étouffement que Laure et Candice ressentiront de manière amplifiée lors de la visite de la mine de Potosí : le Cerro Rico. Pour bien nous rassurer au début, le guide entre et finalement nous crie de ne pas le suivre afin de laisser passer 10 mineurs qui remontaient à la surface après de longues heures de travail. Après avoir descendu une échelle rustique, nous arrivons dans les premières galeries, vraiment étroites. Il  faut se pencher, marcher accroupis, Laure (qui manque légèrement de souplesse) perd sa lampe à plusieurs reprises en la faisant cogner contre le plafond du tunnel… Quand tout d’un coup, 1 détonation se fait entendre et ressentir… tremblement au sein du groupe. C’est en fait une explosion de dynamite qui sera suivie par 2 puis 3 puis 4 puis 5 … 24 coups au total ! De très longues secondes pour Laure et Candice. Que d’émotions… Heureusement la visite ne durera pas plus longtemps ! En bref nous avons voyagé dans un mine qui n’a pas changé en 500 ans (les indigènes qui étaient alors esclaves des colons espagnols exploitaient déjà la mine). Seul l’air comprimé a été rajouté, les mineurs doivent payer 10 dollars US par heure d’utilisation, une fortune.

Vous obtiendrez plus d’information sur l’histoire du Cerro Rico dans notre newsletter hors-série sur la Bolivie.

Passage dominical par la ville de Sucre avant de nous diriger vers La Paz, capitale constitutionnelle du pays, mais qui n’y ressemble pas. Nous y avons retrouvé par hasard 2 français avec qui nous avions traversé la frontière Argentine/Bolivie ! Il nous est régulièrement arrivé au cours de ce voyage de recroiser par hasard, au détour des rues ou auberges, des gens que nous avions précédemment rencontrés.  Le monde est petit !

C’est de La Paz que nous sommes parties pour la Route de la mort (Candice l’a plutôt qualifiée de «petite balade en vélo dans la montagne » auprès de sa mère : c’est une idée) ! Equipées comme des pros avec double veste, pantalon, coudières, genouillères, gants, casque intégral et vélo à freins hydrauliques doubles suspensions, nous avons démarré la descente à 4700 m d’altitude. Les premiers 22 km ne sont que du goudron et nous offrent une vue splendide. Il y avait alors 2 écoles : faire la course avec le guide ou prendre son temps et profiter du paysage. Nous vous laissons deviner où vos 3 aventurières se trouvaient ! La véritable Route de la mort qui commence plus bas et s’étend sur 33km est d’un tout autre niveau. Elle a été baptisée ainsi à cause du grand nombre de personnes qui y ont perdu la vie. L’espace entre le ravin et la montagne étant vraiment très étroit, lorsque 2 camions se croisaient, c’était fatal. Aujourd’hui, une autre route a été construite, nous n’en avons avons donc pas beaucoup croisé. Au programme de cette descente : trous, cailloux, ravins (impressionnants), cascades, superbes paysages, secousses, petites frayeurs, crampes à force de contracter les doigts sur les freins, et malheureusement, brouillard. Au fur et à mesure que nous descendions, le climat changeait et la végétation avec. Nous sommes arrivées entières à 1200m d’altitude après avoir descendu 3500m de dénivelé ! Superbe expérience pour Laure et Miren, Candice en a un peu moins profité. On aime la descente et le vélo ou on n’aime pas !

Quel style !

Quel style !

 

Lac Titicaca (8-11 mai)

Nous avons découvert le Lac Titicaca depuis Copacabana, du côté bolivien. Cette petite ville était remplie de surprises. La première fut celle de traverser le lac sur une barque, suivies par une autre barque sur laquelle se trouvait notre bus… Nous sommes ensuite tombées sur un baptême de voitures ! Des personnes viennent des 4 coins du pays pour présenter leur voiture à un prêtre qui bénit alors le moteur et l’intérieur (contre un petit pourboire…). Une autre surprise fut celle de la cathédrale. C’est en fait une immense bâtisse de style mauresque qui s’impose clairement dans cette ville.

Le lac est si grand (8400km2) qu’il s’apparente à la mer. Nous sommes montées jusqu’à 4000m pour y avoir une superbe vue sur Copacabana ainsi que sur le lac situé à 3812m.

Nous avons été séduites par l’Isla del Sol, île du lac sur laquelle nous avons passé une journée et une nuit. Enfin séduites… pas par les 328 marches que nous avons dû monter pour atteindre notre auberge, avec 23kg sur le dos… Ouille aïe c’est dur, les cuisses chauffent, le souffle manque, et il fait chaaaauuud ! Nous avons rejoint la partie nord de l’île pour redescendre au sud après une randonnée de 4 heures sur  les crêtes de l’île. Sublime. Nous avions une vue imprenable sur le lac d’un bleu majestueux et sommes également passées devant des ruines incas, des péages (tu payes ou tu meurs…!), et avons même rencontré une étudiante de l’EDHEC… !

Notre auberge avait une terrasse qui offrait une vue à 180°C sur le lac, vous imaginez donc que le lever de soleil était royal !

Lac Titicaca

Lac Titicaca

Pérou

Arequipa et le Canyon de Colca (12-15 mai)

Nous nous souviendrons de notre arrivée au Pérou en bus ! Et pour cause, nous nous sommes retrouvées toutes les trois entourées de 4 mamas péruviennes perchées sur leur cargaison de patates ! Il faut savoir que les réseaux de distribution n’existent que peu en Bolivie ils sont réservés aux grosses entreprises, les petits commerçants font donc avec les moyens du bord. De plus et comme souvent, la route n’était pas goudronnée, nous avons donc été bien secouées pendant la nuit : bienvenue au Pérou !

Arequipa a été le point de départ d’un trek de 3 jours dans le Canyon de Colca. Réveil à 3h du matin (ouille aïe) et c’est parti pour 6 heures de voiture. Sur la route, nous sommes passées par la Cruz del condor, lieu où nous avons vu nos premiers… condors ! Les avis ici sont partagés, Laure et Miren pensent qu’elles ont assisté à un lâcher de condors (argument : énormément de touristes étaient à cet endroit au même moment que nous, nous n’avons rien vu pendant 30 min, quand soudain une douzaine de condors apparaissent sous nos yeux !) alors que Candice est persuadée que c’était bien réel (argument : c’était l’heure de leur déjeuner). Les condors sont les plus grands oiseaux terrestres volant de l’hémisphère ouest ; leur amplitude peut atteindre 3,2 mètres. Cet oiseau est extrêmement fidèle: lorsque son conjoint décède, il s’envole très haut dans le ciel pour se laisser tomber ensuite.

Le point de départ du trek se situe à 3400m d’altitude. Nous étions accompagnées d’un guide, Hans, très sympa, d’un couple d’anglais (très clichés et qui nous ont bien fait rire !), d’un couple d’australiens et d’une australienne.

Nous sommes descendues pendant 3 heures dans le canyon sur une piste en lacet qui devient parfois très étroite, très pentue, au bord du ravin et qui glisse.

Durant la deuxième journée, nous avons eu beaucoup d’explications sur les plantes (Aloa Vera et bien d’autres), les couleurs (telles que l’ocre) et les activités des villages que nous avons croisés. Bon à savoir, tous les 2, 3 et 4 janvier, les originaires du canyon reviennent tous dans leur village natal pour exécuter la danse de l’amour ! C’est en effet l’occasion pour les jeunes de rencontrer les filles du même âge et de la même origine qu’eux. A la base, la fête est dédiée à la Pacha Mama (déesse inca de la Terre), pour qu’elle leur offre des récoltes fructueuses.

Enfin, la dernière journée a été la plus éprouvante, c’était le jour J de l’ascension tant redoutée. Nous sommes parties à 5h du matin pour éviter de grimper sous la chaleur. Nous étions descendues à 2200m d’altitude, l’objectif était donc de remonter 1200m de dénivelé à flanc de montagne ! Objectif atteint en 2h30 ; dans l’ordre : Candice, easy, Miren, tranquille et Laure qui a un peu plus souffert… !. Les cuisses ont chauffé et le souffle a manqué. But we did it ! Sur le chemin du retour vers Arequipa,  nous avons assisté à une éruption volcanique ! Nous nous sommes également arrêtées à 5000m d’altitude pour voir le volcan (qui lui est à 6000m) sur lequel a été retrouvée Juanita, la momie inca découverte en 1995, enterrée il y a 500 ans comme offrande à la Pacha Mama.

En plein effort !

En plein effort !

De retour à Arequipa, nous avons fait plusieurs visites dont celle du monastère Santa Carolina. C’est dans ce monastère très prisé qu’étaient placées les filles des familles les plus riches d’Espagne. La tradition espagnole voulait que l’ainé de la famille se marie, le/la second(e) aille dans un monastère/couvent et que le troisième soit militaire. Les filles arrivaient à partir de 12/13 ans et n’en ressortaient plus. Ce monastère aux couleurs éclatantes est magnifique. C’est une ville dans la ville avec des noms de rues, des maisonnettes et des places.

 

Cuzco et Machu Picchu (16-20 mai)

C’est de Cuzco que nous sommes parties pour visiter le Machu Picchu. Mais au lieu de prendre le train à 170 $US, nous avons choisi l’alternative de prendre le bus puis de marcher le long des rails. Vous pouvez facilement imaginer que tout est fait pour que les touristes atterrissent dans ce train.  Quel parcours du combattant pour trouver un billet de bus pour arriver à destination !

Nous sommes donc parties le lendemain en bus puis nous avons pris une voiture pour longer le ravin ! Nous sommes arrivées en fin de journée à Aguas Calientes (le village du Machu Picchu) après avoir longé les rails à pied pendant 15km.  Nous avons d’ailleurs trouvé cette dernière partie du voyage dans la forêt très agréable en comparaison avec la sécheresse du canyon.

Nous sommes arrivées le lendemain au Machu Picchu vers 6h du matin sous une véritable purée de pois et n’avons donc pas pu voir les ruines directement alors que nous nous trouvions en plein milieu du site. Nous avons donc décidé de monter en haut de la montagne Machu Picchu en espérant que les nuages disparaissent pendant notre ascension. Nous sommes arrivées au bout d’1h30 de montée… à la porte du soleil… Gloups nous nous sommes trompées de chemin… Oh joie ! Marche arrière donc pour finalement trouver le chemin qui mène à la montagne Machu Picchu au tout début du chemin que nous avions emprunté 2 heures plus tôt. S’en suivent 500 marches et 1h30 d’ascension pour y arriver ! Cette fois-ci Laure s’en est plutôt bien sortie, mais c’était plus difficile pour Candice et Miren. Heureusement que l’on ne nous l’a pas dit au début ! Mais la vue que nous avons eue en arrivant, à 3000m d’altitude, était très impressionnante. Au bout de 30 minutes d’attente, nous avons enfin pu apercevoir les ruines du Machu Picchu. Le contraste entre le vert fluo de la pelouse du Machu Picchu et le vert foncé de la végétation qui l’entourent est superbe.

Nous avons ensuite visité les ruines avec un guide (une grande fierté, nous pouvons maintenant dire : visite en français, en anglais ou en espagnol ? Peu importe on comprend tout !). Le site est superbe et très bien conservé. 15% des ruines ont été reconstruites, le reste rénové. Elles datent d’il y a 500 ans et ont été découvertes en 1911 et ouvertes aux touristes en 1948. Nous obtenons quelques explications sur l’organisation de la société et les rites religieux incas, voyons passer des lamas, des arcs-en-ciel, bref nous sommes séduites !

Pose devant le Machu Picchu

Pose devant le Machu Picchu

Pour le trajet retour d’Aguas Claientes à Cuzco, nous nous sommes cette fois-ci retrouvées à 7 dans une voiture avec 2 péruviens dans le coffre, croulant sous la chaleur et mastiquant leur coca.

Résumé de la semaine : lundi levées à 3h, mardi 7h (facile), mercredi 4h30, jeudi 6h, vendredi nuit blanche, samedi 4h et dimanche 4h15 !

 

Lima(23-27 mai)

Nous avons été accueillies comme des princesses par Thalia et sa famille, une amie péruvienne de Miren. Quel bonheur que de retrouver une maison après 1 mois de baroudage ! Nous les remercions infiniment !

Lima a été l’occasion de nous reposer avant d’attaquer notre dernière mission dans le nord du Pérou. Nous y avons gouté une spécialité péruvienne à base de poisson cru : du« ceviche » et avons rencontré la jeunesse liménienne. L’occasion donc de découvrir cette capitale sous un autre angle.

Laure en a profité pour faire un saut d’une journée dans la lagune de Huacachina, une oasis en plein désert à 4 heures de Lima.

 

 

En bref, ce voyage a été riche en découvertes, émotions, rencontres, paysages… Il aura certainement été le voyage de notre vie (enfin nous espérons bien repartir rapidement ;)).

Vous l’aurez compris, nous vous écrivons aujourd’hui de Juanjui, dans le nord du Pérou. Nous avons vu hier notre premier cafard qui fait la taille d’un pouce, mais tous ces petits détails croustillants nous vous les gardons pour le prochain article !

Nous espérons vous avoir fait voyager !

Candice, Laure et Miren vos 3 baroudeuses préférées.

Où en est Aventure Equitable 2014 ?

Nous avons terminé notre volontariat pour Ashoka le 22 avril, quelques jours plus tôt que prévu, suite à l’annulation d’une de nos missions … La joie / limite du volontariat ! Nous avons quitté Buenos Aires, le cœur gros et rempli de souvenirs. Ces 7 semaines que nous y avons passées ont été riches en évènements et rencontres. Mais l’aventure ne s’arrête pas ! Nous partons en road trip pendant 1 mois et 4 jours ! Au programme : Nord de l’Argentine (Région de Salta et de Jujuy), Bolivie et Sud du Pérou.

Depuis notre dernier article, nous avons également mis en place un partenariat avec le Bureau International du Travail (BIT). L’équipe a en effet obtenu une bourse qui permet à une personne d’assister à l’académie de l’économie sociale et solidaire organisée par le BIT au Brésil, à Campinas, durant la dernière semaine de juillet. Laure y participera et nous y représentera durant la session plénière dédiée à la coopération Sud-Sud et triangulaire. D’ici là, nous sommes actives sur les différents groupes dédiés à cette académie (sur Facebook, Linkedin et Twitter). N’hésitez d’ailleurs pas à nous suivre sur Twitter puisque du 28 juillet au 1 aout, Laure y retranscrira les évènements de cette académie !

Académie de l'ESS organisée par le BIT

Académie sur l’ESS organisée par le BIT

Niveau voyage, nous avons préféré vivre à fond Buenos Aires qui offre de nombreuses activités plutôt que de vadrouiller 1 week-end sur 2 comme nous l’avons fait en Colombie ! Ceci étant dit, Laure et Miren ont quand même profité du week-end de Pâques pour aller voir les chutes d’Iguazu. Elles rassemblent 275 cascades allant jusqu’à 90 mètres de haut et marquent la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay en créant un véritable trou terrestre. Elles ont fait le côté Argentin, duquel elles ont pu s’approcher des cascades, très impressionnantes, ainsi que du côté brésilien qui offre un point de vue plus panoramique et magnifique. Le seul bémol ? La pluie ! Mais ça leur donne une occasion de revenir les voir sous le soleil 😉

Chutes d'Iguazu côté brésilien

Chutes d’Iguazu côté brésilien

Pendant ce temps là, Candice était à Cordoba. « Alors que les filles parcouraient la jungle, j’ai pris mon sac a dos et je me suis rendue a Cordoba … J’y ai rejoint l’un de nos coloc de Buenos Aires. Pendant 3 jours, nous avons pu profiter de l’ambiance paisible de cette ville qui est pourtant la deuxième agglomération du pays. Au programme : semaine sainte oblige, beaucoup d’églises ! Elles y sont magnifiques. Mon coup de cœur : l’Iglesia Catedral (a verifier), sur la place San Martin. Les musées des Beaux Arts et d’Art contemporain sont très intéressants également et reflètent le dynamisme culturel de la ville. Puis en vrac : verres de fernet, bonne viande et flâneries dans les différents parcs de la ville ! Un week-end de découvertes, reposant et ensoleillé ! »

Plaza San Martin / Place principale de Cordoba

Plaza San Martin / Place principale de Cordoba

A bientôt pour de nouvelles aventures ou plutôt le récit de notre Road Trip !

Teaser de notre prochain article !

Teaser de notre prochain article !

Laure, Candice et Miren

3 décollages et 3 atterrissages plus tard …

3 décollages et 3 atterrissages plus tard nous voici arrivées à Buenos Aires en Argentine ! Eh oui, pour aller de Manizales à Buenos Aires, nous avons du faire le trajet suivant : Manizales – Bogota, Bogota – Lima, Lima – Buenos Aires ! Candice, qui raffole des décollages, a adoré… 😉

Nous avons été accueillies dimanche par Alex, un ami de Laure, qui nous a permis de nous reposer, de poser nos affaires et surtout de faire des recherches d’appartement. MERCI ALEEEEX ! Grâce à notre efficacité hors norme, nous avons trouvé un appartement dès le lundi 😉 Nous vivons donc dans un « Piso compartido », une maison habitée par 20 personnes, divisée en 4 appartements communiquants ! Nos colocs viennent d’un peu partout : Chili, Equateur, Colombie, Brésil, Argentine, Allemagne, France. L’appart est situé dans Almagro, entre Palermo, le quartier préféré des jeun’s, et notre lieu de travail, situé dans la banlieue sud de Buenos Aires.

Nous avons donc commencé notre deuxième mission, auprès d’ASHOKA, le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux au monde, présent sur tous les continents (sauf Océanie). Nos bureaux se trouvent dans une ancienne usine, réhabilitée en espace de co-working par Njambre. Nous travaillons donc dans le même espace que 3 autres entreprises sociales : Impact Economy, Socialab, Sistema B. Nous nous consacrons toutes les 3 aux mêmes missions et mettons donc en pratique notre complémentarité ! Quelles sont ces missions ?

  1. Rencontrer l’ensemble des « Nouvelles économies » d’Argentine afin d’obtenir des informations complémentaires sur chaque organisme que nous allons ensuite réunir sur un fichier commun afin de le partager avec ce réseau. Le but de ce projet est de créer des synergies entre les « Nouvelles économies » et promouvoir cette nouvelle forme de dynamisme, qui se développe depuis peu en Argentine. Que sont les « Nouvelles économies » ? C’est l’ensemble des organismes (ONGs, associations, entreprises) dont le but est de résoudre un problème social qui peut concerner les citoyens, l’environnement, la santé, l’éducation, bref tout type de problème social.
  2. Rechercher et rencontrer des Negocios Inclusivos afin de rédiger des cas (ou plutôt leur histoire, comment ils en sont arrivés là), selon la méthode ASHOKA et les partager avec les universités, les entreprises, les fellows d’ASHOKA (les fellows sont les entrepreneurs qu’ASHOKA aide à se développer via des sessions de conseil, de la visibilité, des aides financières…) dans le but également de promouvoir ces nouvelles formes de business.

Les Negocios Inclusivos sont des iniciatives d’entreprises qui, en plus de la recherche de bénéfices, créent une valeur social et économique en intégrant des personnes en situation d’exclusion dans leurs activités de production. Les Negocios Inclusivos sur lesquels nous devons nous concentrer sont les entreprises qui intègrent dans leur chaîne de valeur un entrepreneur social afin d’être plus compétitifs, ou d’ajouter une raison d’exister à leur model économique. Prenons l’exemple d’Unilever. Unilever a pour fournisseur de sacs plastiques RedActivos qui emploie des personnes handicapées. Ainsi, Unilever a mis en place un Negocio Inclusivo puisqu’il intègre dans sa chaîne de valeur une entreprise sociale.

  1. Nous faisons également du consulting auprès d’ASHOKA, de 3 façons différentes :
    1. Nous avons développé un Management System qui leur permet de suivre l’ensemble des projets en cours en un coup d’œil. Cela leur permet d’être plus efficace et d’avoir une plus grande transparence.
    2. Nous apportons nos idées sur un projet qui est encore confidentiel (nous ne vous en dirons donc pas plus : motus et bouche cousue !).
    3. Nous allons rencontrer quelques Fellows afin d’évaluer leurs besoins et marge potentielle d’amélioration, pour ensuite leur proposer des solutions ou des perspectives de stratégies possibles

Bref, nous avons du pain sur la planche !

En termes de vie sociale (oui nous en avons une !), nous avons rencontré une bonne bande d’argentins et redécouvrons la vie citadine. Musées, shopping, soirées et concerts, visites, bus, métro. Mais ce n’est pas tout ! Nous redécouvrons également la « bonne bouffe ». Délice des papilles assuré : au menu, cure de viande rouge, vin et de temps en temps … fromage.

Le fameux steak argentin !

Le fameux steak argentin !

Bien plus proche culturellement de l’Europe, et donc moins dépaysant, Buenos Aires n’en est pas moins incroyable. La musique est omniprésente, mais il ne s’agit du combo latino que nous côtoyons en Colombie (Salsa – Bachata – Raggaeton etc). 3 styles ressortent : le tango, le rock national et l’electro. Le tango est né dans les bordels de La Boca, quartier populaire de Buenos Aires. Des lieux intemporels comme La Catedral del Tango nous permettent de nous laisser bercer par les airs de Carlos Gardel, et d’apprendre cette danse qui diffère par son maintien et sa sensualité débordante (NDLR : nous en sommes encore à nos balbutiements, donc pour la sensualité, il faudra repasser !). Bien plus répandu, l’électro a la part belle de nuit comme de jour, du commercial à la minimale grundge. Un seul point commun pour rythmer nos soirées : le Fernet, alcool national venant d’Italie, qui est très affectionné ici.

Couple dansant le Tango

Couple dansant le Tango

La Boca

La Boca

Ce qui nous a surpris en Argentine ? Le manque de confiance des Argentins envers leur économie, notamment en leur monnaie. Il y a donc 2 taux de change pour le dollar : le taux officiel (environ $AR 7) et le taux non officiel (environ $AR 11), soit un gain de 400 pesos argentins pour 100 dollars changés, c’est-à-dire un gain de 40 dollars environ. Le dollar est très demandé, d’où le développement de cette économie « non officielle ». Les Argentins préfèrent retirer des dollars afin de conserver leur pouvoir d’achat et ne pas risquer de perdre leur « fortune » en cas de perte de valeur du pesos argentin. La cerise sur le gâteau ? Une partie du gouvernement est payée en dollars… Par ailleurs, l’inflation est impressionnante, environ 15% par an. La technique pour obtenir des dollars est d’aller en Uruguay. C’est ce que nous avons fait ce week-end !

Nous sommes allées à Colonia de Sacramento qui n’est qu’à 1h15 de bateau de Buenos Aires. Rien de mieux qu’une petite bouffée d’air frais dans une ville à l’aspect colonialiste (de style portugais). Peu de voitures et des plages de sable fin bordées par le Rio. Le bras d’eau qui se trouve entre Buenos Aires et l’Uruguay est un estuaire, nous nous sommes donc baignées dans une eau marron mais presque douce ! Nous n’y sommes restées qu’une journée faute de bonne météo le dimanche. La petite déception de la journée : nous n’avons pas trouvé la quantité de dollars que nous espérions retirer, les 11 banques de la ville étaient à secs, épuisées par les touristes et Argentins qui nous ont précédées.

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Colonia de Sacramento

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Nous avons même eu le droit à un superbe coucher de soleil !

Nous avons même eu le droit à un superbe coucher de soleil !

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons une bonne fin de semaine !

Laure, Candice et Miren

Relax Max !

Le temps fort de ces 3 dernières semaines aura été notre semaine de vacances !

Au programme : soleil, plages, randos, montagnes, palmiers, eaux turquoises, un peu d’histoire, un peu d’art, rencontres, auberges de jeunesse, tente, hamacs et bien sûr Caraïbes puisque nous avons passé cette semaine sur la côte Caraïbe Colombienne ! Mais où avons-nous été pour voir autant de choses différentes ?

Nous sommes arrivées le samedi soir à Carthagène des Indes. Nous n’y avons passé que la nuit et 30 min dans un supermarché pour nous équiper : crème solaire, anti-moustique, gel douche, bref l’indispensable pour partir à l’aventure ;).

Dimanche départ pour Santa Marta, la plus vieille ville de Colombie (et la seconde plus vieille ville d’Amérique du Sud). Pour cela nous avons pris un bus d’1h30 pour traverser Carthagène et arriver à la station de bus… Bel aperçu de la ville ! Puis bus de 5h pour enfin arriver à Santa Marta, et n’y passer que … 2 heures. Santa Marta a beau être la plus vieille ville de Colombie, elle n’est pas d’un grand intérêt étant dépourvue de tout charme (une seule rue faisant exception). Certains nous contrediront peut-être mais ce que nous avons préféré dans cette ville est la pizza que nous avons mangée pour le déjeuner ! Eh oui, 2 mois sans pizza c’est dur, très dur, surtout pour Laure qui en raffole. Nos repas durant cette semaine ont d’ailleurs été principalement composés de…. pizzas !

Santa Marta

Santa Marta

Plage de Santa Marta

Plage de Santa Marta

Nous avons ensuite pris la direction de Taganga, à 5km de Santa Marta, qui est un petit village de pêcheurs devenant de plus en plus touristique. Renaissance #2 : nous nous sommes baignées dans la mer (à 5h de l’après-midi, dans une eau plus que bonne). Avec, en prime, un coucher de soleil et une vue superbe puisque nous étions entourées de montagnes se jetant dans l’eau.  Les photos parlent d’elles-mêmes ! Nous y avons également vu les premières différences culturelles avec Manizales : l’herbe est jaune et non verte (chaleur !), et les hommes ne sont plus des minimoys. En effet, la côte Caraïbe a été la première destination des colonisateurs espagnols, et avec eux des esclaves venus d’Afrique. Vous comprendrez donc que d’un métissage colombien/africain en résulte des personnes plutôt grandes. La musique et les objets vendus dans la rue reflètent également cette culture africaine. Nous n’avons quitté cet endroit charmant que parce que nous savions que d’autres plages nous attendaient.

Taganga

Taganga

Plage de Taganga

Plage de Taganga

Au top !

Au top !

Lundi matin, départ pour Tayrona. Pour nous y rendre, nous avons pris un bus, qui nous a fait changer de plan. Nous avons en effet mis 5 heures pour y arriver au lieu de 2 heures initialement prévues ! Après nous être renseignées dans le bus, nous avons compris que Tayrona ne se faisait pas en une après-midi. Nous avons donc décidé de rester dormir sur place, et pour ça nous avons suivi 6 chiliens qui se rendaient dans LE camping où dormir. Rando entre plages, jungle et montagnes, sous 35 degrés. Nous avons pu voir 5 plages, toutes différentes les unes des autres, soit entourées de barrières de corail, soit animées par de grosses vagues. Nous avons donc dormi sous la tente. Réveil tôt mardi matin pour profiter des plages et éviter la marche sous 35 degrés.  Surprise sur le chemin du retour, nous nous sommes fait surprendre par une dizaine de singes au-dessus de nos têtes : extra ! Tayrona a été le coup de cœur de Laure et Candice qui auraient bien voulu y rester plus longtemps.

Avertissement à Tayrona !

Avertissement à Tayrona !

Résultat d'une randonnée sous 35 degrés !

Résultat d’une randonnée sous 35 degrés !

2 chiliens / 6 !

2 chiliens / 6 !

Arbre précieux de Colombie : l'Arbre de Guacari (sur les pièces de 500 pesos)

Arbre précieux de Colombie : l’Arbre de Guacari (sur les pièces de 500 pesos)

Mixte entre plage, montagne et jungle

Mix entre plage, montagne et jungle

Tayrona

Tayrona

Longue baignade !

Longue baignade !

Non vous ne rêvez pas, la première de couv' de notre guide est bien le paysage que nous avions en face de nous !

Non vous ne rêvez pas, la première de couv’ de notre guide est bien le paysage que nous avions en face de nous !

Surprise !

Surprise !

Direction Palomino ensuite (dans un bus sans amortisseurs, sinon ça serait moins drôle), village de pécheurs, très peu touristique pour le moment. Nous nous sommes ruées vers la plage en mototaxi et l’avons longée pour trouver le lit dans lequel nous passerions la nuit… ou plutôt notre hamac ! Eh oui, nous avons dormi dans un hamac au bord d’une eau turquoise. Nous avons pu profiter de la plage, seules, en n’y rencontrant qu’un polonais. Le seul hic de Palomino : depuis quand doit-on dormir en diagonal dans des hamacs, et depuis quand personne ne nous en avertit ?! Vous l’aurez compris, nous n’avons pas très bien dormi et Laure a rêvé d’énormes fourmis volantes après avoir vu son hamac se faire envahir par des fourmis d’une taille assez impressionnante. Nous avons également pu prendre une douche plus qu’écolo ! Le principe ? Puiser l’eau, rentrer dans la petite cabane de bambou, remplir le « bac » puis aller chercher l’eau avec une petite coupelle pour se mouiller ou se rincer !

Bienvenue à Palomino !

Bienvenue à Palomino !

Plage de Palomino

Plage de Palomino

Estuaire à Palomino

Estuaire à Palomino

Lits conforts

Lits conforts

Direction Carthagène le lendemain matin, ou plutôt direction « la grande route » de Palomino pour savoir comment retourner à Carthagène. Heureusement, nous n’avons pas eu à faire cette démarche puisque nous sommes montées dans la Twingo du seul colombien aux alentours parlant anglais. Il nous a expliqué que le trajet Palomino-Carthagène nous prendrait la journée… Nous lui avons donc gentiment demandé de nous conduire jusqu’à Santa Marta où il se rendait ! Il a accepté : OH JOIE ! A rencontre improbable, personnalité hors du commun : au fil du trajet, nous avons découvert notre personnage. Réalisateur, fan de cinéma français, adepte de Godard et de la nouvelle vague, incollable sur les philosophes français nous citant allègrement  Deleuze et Foucault, le tout sur des airs de Jazz de Simone… Rien que ça ! Nous avons appris grâce à lui que les narcotrafiquants de la région avaient été emprisonnés il y a quelques temps mais qu’ils sortiraient de prison en juin, posant un « léger » problème dans la région. Les policiers sont souvent de mèche pour faire passer les cargaisons de cocaïne des montagnes à la mer, en direction de l’Europe. Bref, nous avons bien fait de venir découvrir la région en février et pas plus tard !

Mercredi après-midi retour à Carthagène, que nous avons enfin pu découvrir. Ville colorée, ensoleillée, vivante, bref super ! Au programme du jeudi, balade dans la vielle ville et visite des lieux cultes. Fondée en 1533 par les colons espagnols, elle devint rapidement le port le plus important du continent, au sein du commerce triangulaire. L’architecture de la vieille ville est nettement coloniale : les balcons courent le long des rues, les portes sont massives, les couleurs incroyables. Les attrape-touristes utilisent allègrement ce passé colonial avec des vêtements et spectacles de danse inspirés de cette époque. S’en sont suivis 250 ans d’inquisition, rythmées par les autodafés. Historique certes, mais qui ne se repose pas sur ses lauriers ! Nous avons eu la chance de parcourir la ville lors de la 1ère Biennale d’Art Contemporain, pour le plus grand plaisir de Miren. Cet évènement nous a permis d’arpenter sans restriction les principaux édifices sous un angle inédit. Là oú les couleurs coloniales s’estompent, les artistes de street-art prennent leurs marques et investissent les rues. Carthagène, un plaisir des yeux, mais aussi des oreilles ! Notre auberge de jeunesse s’est transformée mercredi soir en salle de concert, avec un groupe à l’énergie incroyable, mêlant les saveurs chaudes de la côte avec le cajón, et les riff d’un funk endiablé. Nous vous invitons  à ensoleiller vos journées avec Caribe Funk. (https://soundcloud.com/funk-cho/sets/el-caribefunk)

Cathédrale de Carthagène

Cathédrale de Carthagène

Quelles couleurs !

Quelles couleurs !

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Street art

Street art

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Notre ami le toucan

Notre ami le toucan

Skyline de Carthagène

Skyline de Carthagène

Jeudi soir, en sortant d’un bar, nous sommes retombées sur nos 6 chiliens de Tayrona : c’est beau la jeunesse ! Soirée arrosée pour célébrer nos retrouvailles pendant laquelle nous n’avons même pas pu voir danser la champeta (danse de la côte, ancêtre du reggaeton autrement plus expressif que ce dernier) à notre plus grand désespoir.

Vendredi direction Las Islas del Rosario après une négociation d’enfer pour atterrir dans un beau bateau de touristes avec des animations au top… ! Mais le meilleur restait à venir puisque nous avons découvert les îles caraïbes comme on se les imagine et avons pu nous baigner dans une eau cristalline et plus que turquoise. Direction ensuite Playa Blanca puis retour bercé par la houle, les cris et … les vomissements (NDLR : nos 3 aventurières y ont survécu).

Plutôt sympa !

Plutôt sympa !

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Islas del Rosario

Playa Blanca

Playa Blanca

Plateforme pour retourner sur notre bateau d'enfer !

Plateforme pour retourner sur notre bateau d’enfer !

Visite du Castillo San Felipe pour Candice et Laure et Musée d’Art Moderne pour Miren samedi matin. Puis retour à Manizales.

Drapeau colombien flottant sur la ville de Carthagène

Drapeau colombien flottant sur la ville de Carthagène

Pas pour si longtemps puisque nous sommes reparties ce week-end en direction de Medellin cette fois-ci. Fief de petits propriétaires juifs, et de l’exploitation de mines, Medellin a été la 1ere ville à vivre la révolution industrielle grâce au textile. Dans les années 70/80, elle devient centre névralgique de la drogue, sous le « règne » de Pablo Escobar jusqu’en 1993, date à laquelle il a été tué. Depuis, Medellin est devenue une ville très sure et est la seule ville de Colombie ayant un métro (pour la plus grande fierté des Colombiens !). Nous avons été plutôt déçues par cette expérience, tout compte fait, une ville est une ville, d’autant plus lorsque l’héritage historique est peu visible. Une surprise très agréable cependant, le musée d’Antioquia, avec de très belles collections de Botero, peintre né à Medellin. Lors d’une petite balade dans la ville, nous avons croisé quelques personnes sous substances illicites douteuses…  Cependant ce week-end aura été un véritable retour à la civilisation :

  • Samedi soir : renaissance #3 : diné au MacDo ! Eh oui, nous n’en n’avions pas vu depuis notre arrivée en Colombie…
  • Renaissance #4 : qui dit centre commercial dit shoppiiiiiiiing (le style de Manizales reste à désirer…).
  • Renaissance #5 : Burger King pour le déjeuner dimanche, et après une queue de seulement 1min30 (dédicace à nos amis parisiens qui font une queue de 2 heures à Saint Lazare) !
Medellin

Medellin

2 semaines bien riches, vous l’aurez compris. Et cette dernière s’annonce chargée en événements puisque c’est notre dernière semaine à Manizales. Au programme finalisation de nos missions, organisation et réalisation des évènements BIVE. Vous trouverez plus d’informations dans la newsletter que nous allons vous envoyer prochainement. Pour ceux qui n’ont pas pu s’inscrire, n’hésitez pas à le faire : http://wordpress.us3.list-manage.com/subscribe?u=c014e1ae8f48301462d605590&id=30af8e49e1.

A bientôt pour de nouvelles aventures en Argentine cette fois-ci (nous décollons samedi pour Buenos Aires).

Candice, Laure et Miren, vos trois aventurières préférées.

M+1

Déjà 1 mois… L’inconvénient de ces articles réguliers est que nous nous rendons compte beaucoup trop facilement que le temps passe TROP vite …!

Nos missions avancent bien. Miren et Laure mettent en place la stratégie qu’elles ont tirée de leurs analyses. Les 2 idées principales sont d’inciter les clients à recommander BIVE et à utiliser le service proposé par le social business. Tout doit être mis en place avant notre départ, le temps presse donc ! Candice quant à elle, présente les solutions de financement internationales qu’elle a trouvé et les met en place.

Notre intégration à Manizales est à présent complète :

  • Au boulot, nous avons « parfaitement compris le système colombien » selon notre boss
  • En dehors :
    •  Nous avons déniché notre nouveau QG : un bar avec des Happy Hours très efficaces dans lequel nous avons le droit de choisir 4 chansons (un peu de musique connue / française / commerciale ne fait pas de mal !)
    • Nous dansons sans problème dans les salsotecas (boîtes de nuit dédiées à la Salsa, Reggeaton, Merengue, Bachata, Salsa Choke). La danse est notre nouveau moyen de musculation, ouille aïe que ca fait mal ! Nous avons trouvé des cavaliers hors pairs, dont notre prof de salsa qui passe à la pratique le vendredi soir après nous avoir enseigné la théorie le jeudi.
    •  Et nous nous sommes également très bien intégrées d’un point de vue culinaire ! Nous avons en effet oublié de vous mentionner Mariellita, la personne que nous allons pleurer lors de notre départ. Mariellita est la cuisinière de la maison Grameen (où nous vivons et travaillons pour rappel). C’est elle qui prépare nos petit déjeuners (arepa et œufs brouillés avec tomates et poireaux ou pancakes avec fraises, mangues, bananes et kiwi) et déjeuners que nous aurons du mal à vous décrire puisque nous n’avons pas encore eu 2 fois le même repas depuis 1 mois ! Une chose est sure, ils sont très copieux. C’est donc grâce à elle que nous découvrons la cuisine colombienne que nous apprécions grandement !

Laure, du haut de son mètre 79 a cependant du mal à se fondre dans la masse, répondant aux surnoms de « la mas alta » ou encore « your highness » …  Eh oui, les colombiens sont petits, et même très petits lorsqu’on arrive en zone rurale. Laure est également la grande survivante puisqu’elle n’a pas encore eu à faire appel au médecin de BIVE (le co-fondateur de BIVE) ! (NDLR : lors de la rédaction de ce post, ce fut chose faite. Jamais 2 sans 3 !)

Nous avons vécu ce week-end une expérience très enrichissante. Nous avons fait du tourisme solidaire à Hojas Anchas. L’idée du tourisme solidaire est de dormir chez l’habitant pour vivre la vraie Colombie et de payer un prix un peu plus élevé que la normale pour participer au développement économique de la famille qui nous accueille. Hojas Anchas est situé au milieu des montagnes, à 3 heures de transport dont 1h30 dans une « Chiva ». Qu’est ce qu’une Chiva ? C’est une sorte de 4×4 géant des années 50 qui transporte une trentaine de personnes et des marchandises. Une fois arrivée en bus à Supia, nous avons donc pris une Chiva pour sortir de la « ville » et gravir les montagnes sur des chemins de terre accidentés de trous et de pierres. L’expérience de la Chiva fut plus enrichissante au retour puisque nous sommes montées sur le toit (où les colombiens mettent normalement les marchandises), c’est-à-dire à 3 mètres du sol, pour pouvoir profiter pleinement des paysages et il faut le dire, avoir des sensations fortes ! Nous n’avons pas été déçues et avons failli passer plusieurs fois par-dessus bord / dégringoler dans les précipices qui longeaient le chemin (ne vous en faites pas, papa, maman, nous sommes très prudentes !) ! Un colombien était assis à nos côtés et ne comprenait pas comment nous faisions pour bouger autant. Nous ne comprenions pas non plus comment il faisait pour rester aussi stable… Disons qu’il s’est beaucoup entrainé ! La Chiva fait beaucoup d’arrêts sur le chemin puisque de nombreuses maisons s’y trouvent, éloignées de tout. Elle permet de livrer les commandes de planches de certains ou les œufs des autres.

Marché de Supia

Cireur de chaussures à Supia

Vendeur de fruits à Supia

Miren la star devant la Chiva !

Vue depuis la Chiva

Bref nous avons fini par arriver à Hojas Anchas où deux familles nous attendaient. Candice et Miren ont été accueillies dans une maison dans laquelle 4 générations étaient représentées : l’arrière grand-mère de 83 ans, la grand-mère de 50 ans, la fille de 26 et les 2 enfants, de 5 ans et  11 mois. L’arrière grand-mère a  fasciné notre week-end. D’apparence plus agée, comme vous pourrez le constater sur la photo, elle a eu une vie très difficile, mais pleine d’amour et de santé. Notre Dame est une force de la nature : aguerrie par le temps, elle passe sa journée à marcher. Née d’une famille de 10 enfants, elle perdit sa mère à 15 ans. 3ème de la famille, elle dut prendre en charge ses 6 frères et sœurs jusqu’à 22 ans, âge auquel elle se maria. Elle eut à son tour 9 enfants, et eut le malheur de vivre la perte de 3 d’entre eux, de maladie, mais aussi à cause d’un règlement de compte entre gangs à Medellin. Elle est la mémoire du village, sorte de totem vivant, inébranlable, la clope toujours au bec. Elle, se souvient plus que tous les autres des années sombres des FARCs jusqu’au début des années 2000, des intimidations des libéraux, des vols, des meurtres, des impôts révolutionnaires, de la terreur.  Elle nous a également rappelé que dans ce village isolé dans les montagnes colombiennes, le temps se retrouve comme figé. L’information circule donc peu : elle n’a par exemple appris l’existence de la 2nde Guerre Mondiale qu’à la fin des années 60.

Photo de famille !

Laure et Cécile (une autre volontaire française de 26 ans arrivée en début de semaine) ont atterri dans la maison de Carlos, certainement l’homme le plus actif du village. Carlos a 32 ans, sa femme 31 ans et leurs 2 enfants 12 et 6 ans. Carlos a été élevé à Hojas Anchas par sa tante après avoir perdu ses parents très jeune. Il est ensuite parti à Manizales pour travailler et gagner de l’argent afin d’en envoyer à sa famille restée au village. Son premier enfant, Juan, est tombé rapidement malade « à cause de la pollution » – il faut dire que Manizales est une ville assez polluée, les bus, voitures et motos rejettent de gros nuages noirs. Il faisait des crises d’asthmes à répétition. Ne voyant pas l’intérêt de dépenser l’argent supplémentaire qu’il gagnait en étant à Manizales (par rapport à celui qu’il aurait gagné à Hojas Anchas) dans les frais médicaux de son fils, il a décidé de rentrer à Hojas Anchas pour lui offrir un bol d’air frais. Carlos est responsable du programme de tourisme solidaire d’Hojas Anchas (mis en place par Ruralive, un social business de Grameen Caldas). Il a également repris des études dans la ville d’à côté il y a peu (grâce à l’argent des hôtes), cultive des terres en associations avec 20 autres personnes (par manque de temps et argent), les terres héritées de ses grands-parents, élève 700 truites dans des étangs construits grâce aux revenus rapportés par la culture de Grenadine et élève également des cochons. Il cultive aussi un potager personnel pour pouvoir revendre ses produits sur le marché. Il a installé, il y a 1 mois, un système de récupération de gaz naturel produit grâce aux excréments de ses cochons (les restes lui servant d’engrais). Un vrai cercle vertueux et un homme très occupé- il faut savoir que la plupart des hommes du village travaillent dans les mines d’or situées à proximité du village ou dans le campo (la campagne). Sa femme cuisine et accueille les hôtes (environ 1 couple toutes les 2 semaines).

Carlos et sa famille ou Laure chez les minimoys !

Maison de Carlos et sa famille

Le samedi, nous avons commencé par déjeuner avec nos familles avant de jouer au foot avec les enfants du village, ravis de notre venue ! Nous sommes ensuite allées nous promener avec l’arrière grand-mère ainsi que Juan et Fernando (12 et 10 ans) dans le but de voir une cascade ainsi que des paysages toujours aussi jolis ! Diner avec les familles puis… soirée dans LE bar du village ! Nous avons été accueillies comme des reines avec des shots d’Aguardiente (et non agua caliente. Nous avons mis 2 semaines à savoir comme ça se prononçait et s’écrivait). Nous n’avons pas eu une seconde pour nous en 4 heures, chaque homme du village nous invitant à danser plusieurs fois, certainement contents de voir de nouvelles personnes arriver dans le village. Il faut savoir qu’à Hojas Anchas, tout le monde est cousin, oncle, neveux, etc de tout le monde. Les enfants étaient de la partie également, même ceux de 11 mois ! Ils nous ont d’ailleurs impressionnés par leur déhanché et leur sens du rythme, ce n’était certainement pas la première fois qu’ils venaient dans ce bar.

Pause devant la cascade avec Juan et Fernando

Le dimanche, nous sommes allées en moto, accompagnées par 4 garçons du village dont Carlos, dans la « ville » d’à côté : Caramanta. Cette ville est très colorée et remplie de charme. Des motos (principal moyen de transport), des chevaux et des voitures déambulent dans les mêmes rues. Cette ancienne ville-étape entre Manizales et Medellin a souffert de l’ouverture d’une voie plus rapide, l’isolant économiquement. Les personnes à chevaux étant souvent des paysans des alentours venus livrer leurs produits.

Les rideuses !

Rue de Caramanta

Les 3 moyens de transport

Chevaux déhambulant à Caramanta

Chevaux déhambulant à Caramanta

En conclusion, c’était un week-end très enrichissant et nous en sommes revenues la tête remplie d’images !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Laure, Miren et Candice

Eh c’est parti !

Ca y est, nous y sommes, nous avons finalement posé les pieds sur le territoire colombien le 6 janvier ! Une nouvelle aventure commence !

Voici le (tout) petit avion dans lequel nous avons fait le trajet Bogota-Manizales

Voici le (tout) petit avion dans lequel nous avons fait le trajet Bogota-Manizales

Nous avons pris nos quartiers dans la maison Grameen qui est à la fois notre lieu de travail et notre logement, au sein d’un quartier vivant et agréable ! Nous vivons avec 3 autres personnes : un péruvien, un américain et un espagnol, travaillant au sein de l’incubateur Yunus Negocios Sociales (anciennement Grameen Caldas).

Nous voilà donc à Manizales pour réaliser notre première mission ! Laure et Miren travaillent pour BIVE avec une équipe de 5 personnes tandis que Candice travaille pour Vitalius au sein  d’une équipe de 6 personnes.

Laure est en charge de la stratégie marketing / communication 2014 de BIVE dans le but d’acquérir de nouveaux clients. Miren élabore la stratégie de rétention des anciens clients ou clients actuels. Candice quant à elle aide à la mise en place d’une stratégie de financement dans le but de démarrer un nouveau programme de transfert de technologies.

Nous avons donc toutes les 3 des missions très enrichissantes au sein d’entreprises sociales très jeunes puisque les projets pilotes sont devenus entreprises fin 2012.

Les personnes avec qui nous travaillons sont relativement jeunes (entre 21 et 24 ans pour BIVE et entre 22 et 40 ans pour Vitalius). Idéal donc pour travailler mais aussi pour sortir et découvrir la ville !

Nous avons en effet été très bien accueillies ici, chacun étant avide de nous faire découvrir sa ville et son pays ! D’autant plus que nous sommes arrivées à Manizales pendant les férias de la ville : Concerts, corrida et activités type parades et sauts ont donc été de la partie dès notre 2ème jour. La corrida a retenu notre attention malgré les avis très défavorables de nombreux colombiens. C’était une grande première pour nous 3 et nous n’avons pas été déçues ! L’ambiance et le spectacle étaient mémorables et nos voisins très accueillants puisqu’ils nous ont expliqué chaque détail de la corrida. Nous avons vu défiler 7 toréros dont un à cheval .Bienvenue en Colombie !

Les concerts quant à eux nous ont permis de réaliser que sans la salsa ni le reggaeton, nous ne pourrions jamais nous fondre dans la masse –> Résolution #1: un cours de salsa par semaine ! Miren s’en sort à merveille, Candice suit le rythme et Laure… apprend doucement mais sûrement !

Ouverture de la Corrida de nuit

Ouverture de la Corrida de nuit

Manizales - Semaine 1 045

Tête à tête majestueux !

Tête à tête majestueux !

Manizales est une ville au milieu des montagnes, à 2700 mètres d’altitude. Les paysages sont donc impressionnants et la température oscille entre 15 et exceptionnellement 25 degrés. Rien de mieux donc que de prendre le bus pour passer d’une montagne à l’autre.

Vue de Manizales depuis le haut de sa cathédrale

Vue de Manizales depuis le haut de sa cathédrale

Mardi dernier, nous avons pu visiter une fabrique de « panelas » enrichies en nutriments par le social business de Candice, Vitalius. Bienvenue à la « finca » (domaine de production) San Felipe, près de Pereira ! L’occasion pour nous de faire un point sur la canne à sucre, largement consommée par les Colombiens. 90% est récoltée à la main, ce qui marque le début d’un cycle fermé bien rodé : la canne à sucre est pressée pour en extraire le sucre qui sera ensuite traité pour fabriquer les fameuses panelas. Les déchets sont brûlés dans un four alimentant les machines du domaine, ou broyés pour former une poudre qui, mélangée à de l’eau, peut être donnée aux chevaux.

Bienvenu à la finca San Felipe !

Bienvenu à la finca San Felipe !

Leçon de canne à sucre

Leçon de canne à sucre

Nous sommes allées ce week-end à Salento, à 2h de bus de Manizales. C’est une ville assez touristique. Mais attention, touristique en Colombie (ou en tout cas à Caldas, notre région) ne veut pas dire étrangers mais plutôt colombiens, colombiens et encore colombiens. Salento est une petite ville très mignonne, remplie de couleurs et …dans les montagnes ! Nous avons fait un coffee tour pour mieux comprendre le cheminement du café en Colombie, 3ème plus gros producteur de café au monde derrière le Brésil et le Vietnam ; et surtout pour profiter des paysages superbes. Le dimanche, nous avons été dans la réserve naturelle de la Valle de Cocora. 3h de marche à flanc de montagne pour arriver jusqu’à Acaime, situé à 3000 mètres d’altitude. Première vraie rando, à base de sentiers plus ou moins définis et de ponts «peligroso, pasa 1 por 1» (dangereux, passé 1 par 1) ! Retour en 2 heures, trop facile!

Rue de Salento

Rue de Salento

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Pause devant l'hacienda d'El Ocaso

Pause devant l’hacienda d’El Ocaso

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Palmiers plutôt impressionants !

Palmiers plutôt impressionnants !

Colibris à Acaime

Colibris à Acaime

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Candice, Laure et Miren

Participez à notre projet !

Vous rêvez de partir avec nous ? Vous faire rentrer dans notre valise va être plutôt difficile, mais vous pouvez être présents de façon virtuel ! Comment ? Grâce à notre campagne de « crowdfunding » !

Nous vous proposons en effet de vous impliquer dans notre projet à l’aide d’une petite / moyenne  / grosse participation financière ! En échange, nous vous proposons des contreparties qui vous séduiront, nous en sommes sûres !

Nous avons besoin de récolter 1 500€ minimum. Ces 1 500€ ont un but spécifique puisqu’ils nous serviront à financer :

–       2 mois de logement + nourriture + transport en Colombie, à Manizales

–       2 mois de logement à Juanjui au Pérou

Le tout pour 3 personnes (Candice, Laure et Miren) et pour aider 5 social business différents.

Bannière KKBB site

Vous pourrez ainsi suivre nos aventures grâce aux newsletters que nous vous enverrons régulièrement mais aussi vous amuser avec les contreparties que nous vous offrirons en fonction de votre don !

Vous avez lus nos articles précédents et vous êtes séduits par notre projet ? Alors n’attendez plus, cliquez pour faire un don et rendez-vous sur notre page Facebook pour connaître les 7 raisons de nous aider à partir !

A bientôt sur KisskissBankbank !

L’équipe Aventure Equitable 2014

J-40 !

J-40 : après un long et fastidieux travail sous terrain, nous y sommes !

✓ Janvier – Février – 1ère mission –> Auprès de Grameen Caldas en Colombie !

✓ Mars – Avril – 2ème mission –> Auprès d’Ashoka en Argentine !

Mai –> Périple du nord de l’Argentine au nord du Pérou en passant par la Bolivie !

✓ Juin – Juillet – 3ème mission –> Auprès de Pur Projet, au Pérou !

✓ Billets d’avion – Paris Bogota – Lima paris –> Réservés !

Financement  –> En cours

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  • Comme l’indique la destination de notre aller Paris-Bogota, c’est en Colombie que nous ferons notre première mission. Du 8 janvier au 8 mars, nous travaillerons à Manizales pour 3 social business différents de Grameen Caldas, l’entreprise créée par Mohammed Yunus, prix Nobel de la paix 2006 et initiateur du micro-crédit. Miren travaillera pour Ruralive, Candice pour Vitalius et Laure pour Bive. Nous suivrons donc les traces d’Aventure Equitable 2013 puisque Louis et Aimery ont également travaillé pour Bive et Vitalius.

ashoka

  • Nous nous envolerons ensuite pour Buenos Aires pour réaliser une mission aux côtés d’Ashoka Argentina. Le réseau Ashoka Argentina est composé de 60 entrepreneurs sociaux qui proposent et mettent en place des solutions innovantes pour résoudre différents types de problèmes sociaux comme l’éducation, la santé, l’environnement, l’emploi, la diversité ou encore l’économie solidaire. Nous ferons une étude de terrain afin de définir si oui ou non Ashoka a besoin d’ouvrir une antenne de microcrédit ; nous serons également en charge d’identifier les nouveaux partenaires potentiels d’Ashoka Argentina
  • Place au voyage ensuite puisque nous aurons 1 mois pour nous rendre au Pérou.

pur projet

  • Nous finirons notre périple par Juanjuí dans le nord du Pérou où nous travaillerons pour Pur Projet. Pur Projet développe des projets socio-environnementaux pour régénérer, préserver et dynamiser les écosystèmes, en partenariat avec des communautés défavorisées. Pur Projet est né sous l’impulsion de Tristan Lecomte, fondateur d’Alter Eco, entreprise pionnière du commerce équitable, et repose sur la dynamique de son réseau composé de 50 organisations soit plus de 150 000 planteurs répartis dans 30 pays du Sud. Notre but sera d’aider les producteurs locaux de cacao et de bananes à développer leur stratégie d’exportation et à améliorer leur business plan.

Et en prime, l’équipe Aventure Equitable 2014 est heureuse de compter le Théâtre ALEPH parmi ses partenaires ! Cet automne, plongez-vous dans la fin de la dictature Chilienne avec la pièce « Le 11 Septembre de Salvador Allende », jouée du 15 Novembre au 22 Décembre.

Pour 1 place EDHEC achetée = la 2nde est offerte

Et nous avons offert 10 places à 5 chanceux accompagnés !

A bientôt pour le grand départ !

L’équipe Aventure Equitable 2014

PS : N’hésitez pas à vous rendre sur notre page Facebook : Aventure Equitable 2014.

Un travail sous-terrain, un baptême, et des rencontres

Quelques mois se sont écoulés depuis le début de l’Aventure … « Alors, à 5 mois du départ, ça donne quoi »?

Le travail « sous-terrain » de préparation est maintenant fait: création de l’association loi 1901, du compte bancaire, des instruments de communication (plaquette dans toutes les langues possibles et inimaginables, page Facebook, site, photos de l’équipe …) Tout y est passé!

Le 2 avril, une soirée de lancement a été organisée à Lille, rassemblant plus de 100 convives pour se dandiner sur les sons d’Elvinci&Co et Pachacamac. Le but de la soirée? Fédérer et sensibiliser les Lillois aux thèmes de l’économie sociale et solidaire, ainsi que les ouvrir aux richesses de l’Amérique Latine. Nous remercions encore nos partenaires UGC Lille-Métropole, Altermundi, EasySalsa et Fresh Burritos pour la réussite de cette soirée.

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Notre baptême passé, nous voilà désormais armés pour démarcher. Nous avons déjà passé quelques entretiens (en France ou sur Skype) pour des missions au Pérou au Honduras ou encore en Argentine ; et ne nous arrêterons pas là: au programme de demain notre cinquième entretien !

Nous voilà lancés, plus rien ne pourra nous arrêter!
A bientôt,
L’équipe d’Aventure Equitable 2014